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IPFS, le protocole qui va remplacer HTTP?

Posté le 26 mars 2018 dans blockchain, cms, cmf, geek par Olivier

Le protocole HTTP sur lequel se base actuellement le web avait à l'origine l'ambition d'être décentralisé...

Or, le constat actuel nous montre que HTTP est avant tout centralisé, les utilisateurs actuels étant dépendants de services centralisés. 

 

Le protocole HTTP (ou son évolution HTTP2) genere quotidiennement des Petabytes de data. Les données font des milliers de kilomètres et de nombreux sauts (HOPS) qui coutent cher en electricité/maintenance pour être telechargées depuis différents datacenter centralisés. 

 

Tout comme l'achat local, le protocole IPFS en créant un réseau distribué de noeuds permet de mettre à disposition localement la majorité des données localement réduisant ainsi les temps de transfert et le bilan carbone transactionnel.

 

Par conséquent, HTTP représente un côut élevé d'utilisation et une innefficacité dans son traitement.

 

HTTP repose essentiellement sur des réseaux appartenant à des entreprise de services internet (ex ISP) rendant dépendant son fonctionnement depuis ce backbone avec des conséquences en terme de risques et  politiques -> l'exemple de la fin potentielle de la neutralité du net (l'internet à deux vitesses) en est une...

 

HTTP permet de chercher des emplacements / locations via DNS: traduction d'une url / nom de domaine avec une location ip serveur et envoi des données client / serveur.

 

IPFS permet de redistribuer le WEB

 

IPFS permet lui de chercher des contenus efficacement comme le ferait un CDN (content delivery network) à l'échelle mondiale .

 

IPFS genere un hash cryptographique unique par contenu. 

 

En simplifiant, lorsque vous requetez un contenu via ipfs, vous allez interroger une table de relation hash / node qui va vous renvoyer avec une bonne efficacité / performance les nodes hébergeant votre contenu.

 

Dans les faits, c'est plus complexe, les contenus sont parsés en chunks et telechargés en plusieurs morçeaux puis réassemblés et des mécanismes de protection sont en place (ex Sybil attack).

 

Cela permet de garantir l'information, la sécurité (redondance), la scalabilité avec une logique de performance / efficacité.

 

IPFS peux charger tout type de contenus: vidéo, images, fichiers statiques, backup et de charger des sites web statiques.

 

Le hash generé étant dépendant du moindre changement binaire, un mécanisme existe (IPNS) pour donner une adresse fixe (public key) pour un site internet en liaison avec le DNS (comme une adresse publique).

 

IPFS fonctionne comme un réseau peer to peer P2P ou chaque utilisateur décide ou pas de distribuer une partie des données / sites visionnés qui pourront être telechargé en chunk par un autre utilisateur.

 

Il existe à ce jour une passerelle HTTP <> IPFS permettant de continuer a utiliser http (url) mais en utilisant le protocole IPFS , le navigateur Brave (token BAT, par la créateur de javascript + cofondateur mozilla / firefox) permet de charger directement des url IPFS:

DEMO Brave + IPFS

 

IPFS et les site dynamiques (CMS) ? IPFS et les données privées?

 

IPFS fonctionne sur un mode peer to peer donc c'est très bien pour charger des données publiques mais non adapté pour les données privées sauf si celles-ci sont encryptées, il existe égalemment des applications blockchain sur IPFS permettant de generer des File storage sécurisé redondants / decentralisés, quelques exemples: Filecoin (utilisant IPFS), SIA, Storj, Maidsafe...

 

Un site dynamique CMS à besoin d'un système de computing (ex: remplaçant le processeur PHP) et de storage idéalemment décentralisé ou distribué. Comme pour le storage de données privées, il existe des solution décentralisées de supercomputing et de bases de données qui permettrons prochainnement de réaliser cela (ex Computes.io DADI, Golem, enigma etc..).

 

Qu'en conclure?

 

HTTP a fait son temps et souffre de nombreux problèmes qu'il ne pourra résoudre de part sa conception et utilisation centralisée... IPFS en tant que protocole distribué ouvre la porte au futur d'internet, un internet libre, distribué, écologique dans l'air du temps qui servira de fondation à de nombreuse applications décentralisées blockchain.